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Les apports en eau douce à la lagune : une importante avancée

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Dans un contexte de changement climatique, la question des apports en eau douce à la lagune devient un enjeu central. La diminution progressive des ressources en eau et l’augmentation de la salinité peuvent, à terme, fragiliser les équilibres naturels de la lagune ainsi que les activités qui en dépendent, notamment la conchyliculture.

Pour mieux comprendre ces phénomènes et anticiper leurs effets, le Syndicat Mixte du Bassin de Thau (SMBT), en partenariat avec Ifremer, a engagé dès 2024 une étude dédiée aux apports en eau douce à la lagune. Soutenue par le Fonds d’intervention maritime de l’État (FIM), cette première phase d’étude s’est achevée en 2025.

Les travaux menés ont permis d’actualiser les connaissances sur les volumes d’eau douce qui alimentent la lagune, de construire des outils de modélisation pour mieux comprendre leur fonctionnement, mais aussi d’identifier plusieurs scénarios d’apports possibles depuis le fleuve Hérault.

Les résultats confirment que les principales sources d’eau douce proviennent :

  • Des précipitations (40 millions de m³),
  • Des ruisseaux du bassin versant de la lagune (30 millions de m³),
  • Des eaux souterraines (3 millions de m³),
  • Et des stations de traitement des eaux usées (1 million de m³).

En parallèle, une grande partie de l’eau quitte naturellement le territoire par évapotranspiration, avec environ 70 millions de m³ en moyenne.

L’étude apporte également un éclairage précieux sur la qualité des eaux. Entre 2017 et 2023, les apports en azote et en phosphore ont globalement diminué, malgré une forte variabilité selon les années. Les stations de traitement des eaux usées restent toutefois une source importante de ces apports, notamment lors des années les plus sèches.

Grâce à ces données désormais actualisées de 2008 à 2024, plusieurs scénarios de gestion et de transfert d’eau depuis le fleuve Hérault peuvent aujourd’hui être envisagés.

Les résultats de cette première phase ont été présentés au comité de pilotage du Réseau d’Observation Lagunaire (ROL) en novembre dernier. Cette instance a également validé le lancement d’une phase 2 dès 2026. Le SMBT, largement impliqué dans cette nouvelle étape, construit en parallèle une phase d’expérimentation et élabore un futur plan de gestion, très attendu par les professionnels de la lagune.

 

Le Réseau d’Observation Lagunaire (ROL), un outil essentiel de connaissance

Le Réseau d’Observation Lagunaire (ROL) rassemble et analyse une grande quantité de données sur les milieux lagunaires. Chaque année, des suivis scientifiques sont poursuivis et consolidés, permettant d’améliorer progressivement la connaissance du fonctionnement de la lagune.

Cette observation dans la durée constitue un socle indispensable pour engager de nouvelles études, mieux comprendre les évolutions liées au changement climatique et programmer des actions de gestion plus efficaces à l’échelle du territoire.

 

 

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