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Quels besoins en eau sur Thau dans les décennies à venir ?

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Le bassin de Thau est un territoire déficitaire pour son approvisionnement en eau et cette situation  risque de s’accentuer dans les années à venir. Pour anticiper cette question et coordonner dès-à-présent l’action publique pour minimiser ce déficit, le Syndicat mixte du bassin de Thau travaille depuis plusieurs années à approfondir la connaissance des besoins et des ressources du territoire. Stagiaire en master 2 Gestion des Littoraux et des mers à l’université de Montpellier, Jordan Mercier a intégré la structure en mars 2018 jusqu’à fin août pour mettre au point l’outil besoins ressources destiné à assurer une gestion équilibrée de la ressource en eau.

Alimenté en eau par le karst pli ouest, la nappe alluviale du fleuve Hérault, la nappe astienne et le Rhône via l’usine de Fabrègues, Thau dépend de ressources fragiles et déjà en déficit pour certaines. Une situation globale critique qui ne devrait pas s’améliorer à l’aune du changement climatique.

Les besoins en eau sont pourtant bien réels entre eau potable pour faire face à l’afflux touristique estival, eau agricole pour alimenter des cultures de plus en plus demandeuses, besoins de l’industrie, apports en eau douce à la lagune pour maintenir les activités de pêche et de cultures marines et besoins écologiques des cours d’eau, étangs et zones humides.

Un vrai défi à relever !

Les acteurs du territoire, bien conscients de la nécessité d’agir, ont mis en place à travers le schéma d’Aménagement et de Gestion des eaux des dispositions à suivre. L’outil besoins/ressources doit servir à assurer une bonne allocation des ressources pour tous les usages et simplifier la gestion dans le temps.

Après avoir intégré de nombreuses données environnementales (pluviométrie, hydrologie, débits réservés..), patrimoniales (réseaux, forages, surfaces agricoles utiles et irrigables…),  de consommation et d’approvisionnement, ce stage a permis de tester plusieurs scénarios afin d’observer quelques modalités possibles d’évolution du système dans les années à venir.

Des scénarios sur l’augmentation de la population, les économies d’eau, l’augmentation des surfaces agricoles irrigables, les aléas climatiques avec d’importantes périodes de sécheresse… ont été testés indépendamment puis comparés.

Globalement, les résultats démontrent que la distribution d’eau potable et d’eaux brutes ainsi que la non satisfaction de la demande en eau tendent à augmenter. Deux scénarios extrêmes interrogent notamment en cas de forte augmentation du taux démographique et de hausse des débits réservés aux milieux naturels (débits limites et réglementaires à maintenir pour préserver l’équilibre des milieux naturels).

Ces volumes d’eaux distribués et manquants sont minimisés dans le cas de scénarios d’économie d’eau. Les manques d’eaux interviennent surtout lors des périodes estivales et sont reliés au pic de fréquentation touristique au moment où la ressource en eau est par ailleurs la moins disponible dans le milieu naturel.

L’outil doit encore être amélioré avant d’établir des bases de données plus précises. A terme, l’objectif est de disposer d’un véritable outil d’aide à la décision en faveur d’une gestion équilibrée de la ressource en eau sur le bassin versant de la lagune de Thau et  de l’étang d’Ingril

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