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Ressource en eau stratégique du territoire, le karst du Pli Ouest est sous haute surveillance depuis 2017, via le programme de recherche Dém’eaux. Afin de compléter les informations fournies par les douze stations de mesures automatisées, déployées pour suivre les eaux souterraines, un état des lieux des forages, puits ou sources du bassin versant de Thau est en cours. C’est Julie Duley, étudiante en DUT génie biologique, option génie de l’environnement, actuellement en stage au SMBT, qui s’est attelée à ce repérage. S’appuyant sur les bases de données fournies par le SMBT, le BRGM* et la DIREN**, la jeune femme effectue des prospections de terrain pour vérifier les points d’eau déjà recensés et en trouver de nouveaux. L’objectif est de mieux connaître et cartographier le Pli Ouest afin d’éviter une surexploitation de la ressource et les phénomènes d’inversac comme celui survenu l’automne dernier.

Armée d’une sonde lumineuse, Julie Duley relève sur chaque site les hauteurs d’eau par rapport au sol et à la mer ainsi que la conductimétrie (capacité à conduire l’électricité). Cette caractéristique, déterminée par les minéraux présents dans l’eau, renseigne sur son origine. « Chaque eau a sa signature, définie en fonction des roches traversées, précise l’étudiante. La conductimétrie permet ainsi de vérifier si l’eau provient bien du Pli Ouest. »

Entre les résurgences de sources taries l’été, les mines qui ne sont plus exploitées,  les puits recouverts par la végétation, les forages non déclarés ou abandonnés et les pompes qui faussent les mesures, la recherche des points d’eau n’est pas simple. « Agriculteurs et riverains sont souvent d’une aide précieuse », confie la jeune femme, qui a déjà réussi à identifier de nombreux forages non déclarés et même un puit absent des bases de données.

*Bureau de recherches géologiques et minières.

**Direction régionale de l’environnement