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Depuis quelques mois, le SMBT et Sète Agglopôle Méditerranée testent un procédé novateur, le Desinfix, pour abattre les norovirus. Un point d’étape de cette expérimentation, dont les résultats sont attendus à l’automne, a été réalisé le 21 juin en comité de pilotage. Plusieurs établissements publics français, notamment le SIAAP*, des comités conchylicoles (national et régionaux), des communautés de communes, des scientifiques ainsi que des entreprises, au premier rang desquelles Kemira qui a mis au point le Désinfix, et Suez ont suivi avec attention l’exposé du SMBT. Un intérêt logique car les norovirus contaminent régulièrement les coquillages durant l’hiver, sur la lagune de Thau comme dans d’autres bassins conchylicoles.

Premier élément positif : une méthode fiable a été validée pour détecter les norovirus dans les eaux brutes à l’entrée de la station d’épuration. Le process, similaire à celui utilisé pour repérer la Covid 19 dans les eaux usées, a été élaboré avec la start-up IAGE. En revanche, les analyses effectuées durant les 3 mois de la période épidémique, sur l’écosite de Mèze et en laboratoire, n’ont pas permis de déterminer à 100% l’efficacité virucide du Desinfix. La société montpelliéraine Bactolytix va donc poursuivre les tests sur des bactériophages (modèles similaires aux norovirus). Réalisées en laboratoire, ces études seront menées en partenariat avec l’IUT Chimie de Sète.

Concernant l’impact du réactif sur le milieu, le prélèvement d’échantillons dans le lagunage de Mèze, effectué pendant et après l’utilisation du désinfectant, s’est achevé le 14 juin. Débute à présent une phase d’analyse et de traitement des données, révélatrice de la dynamique d'innovation et de partenriats impulsée par le SMBT. Outre  l’activité et la diversité microbienne qui seront étudiées par le Leesu (Laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains) et le SIAAP, va aussi être déterminée l’influence sur un bouquet de substances naturellement présentes dans cet environnement (société Akinao).

Les résultats obtenus viendront compléter les connaissances acquises sur la lagune de Venise, dans la Seine et à la sortie de l’émissaire en mer de Biarritz, où le Désinfix a déjà été utilisé pour le traitement des eaux usées. A noter que le SIAAP poursuit ses investigations dans l’optique des JO de 2024 où des épreuves seront organisées dans la Seine.

* Service public de l’assainissement francilien