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Lauréate en septembre dernier de l'appel à projets « Avenir Littoral » lancé par la Région Occitanie, l'entreprise Géocorail veut créer des récifs artificiels à partir des déchets conchylicoles du Bassin de Thau. Soutenu par le SMBT dans le cadre de la plateforme d'innovation territoriale, ce projet va entrer en phase d'expérimentation. Préfabriqués à Saint-Mandrier, les premiers prototypes seront mis à l'eau le 6 mai prochain à Mèze, sur la zone du Mourre-Blanc.

Après un an d'immersion, période nécessaire pour que les coquilles inertes contenues dans des gabions se lient et se solidifient grâce aux sels minéraux captés dans l'eau par électrolyse, les modules seront exondés. Les ouvrages ainsi créés auront diverses applications. Ils seront notamment utilisés pour stabiliser les berges de la lagune et construire des digues ou des corps-morts aux bouées.

Ecologiques et vecteurs d'économie circulaire, ces récifs devraient aussi attirer la biodiversité grâce aux ouvertures prévues à cet effet. Les tests, d'ores et déjà prévus à Balaruc-les-Bains, Sète et dans l'aire marine du Cap d'Agde, pourraient ensuite être dupliqués sur d'autres territoires littoraux.

En lien avec plusieurs industriels et l'université de Montpellier, Géocorail planche aussi à l'amélioration des boudins atténuateurs de houles installés au large du lido reliant Sète à Marseillan. Très efficaces, ces ouvrages en géotextile sont en effet fragiles et leur maintenance fort onéreuse. Pour optimiser leur résistance et favoriser l'accueil de la biodiversité, deux procédés vont être expérimentés en juin prochain. Sous maîtrise d'ouvrage de Sète Agglopôle Méditerranée, ce projet est intégré à la plateforme d'innovation et constitue l'une des 14 actions emblématiques du Contrat de Transition Ecologique (CTE) animé par le SMBT.