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 Comment améliorer les circulations d’eau dans le marais de la Grande Palude?  La question, débattue en mairie de Vic la Gardiole le 6 juin dernier, taraude la population et notamment les chasseurs et les riverains. En stage au SMBT, Mame Cheikh Tine, étudiant en Master 2 hydro-ressources, va tenter d’y répondre. Par des observations de terrain et un travail de modélisation, le jeune homme, encadré par le chargé de mission en hydraulique et gestion environnementale du SMBT, cherche à comprendre et résoudre les blocages d’écoulement d’eau. L’objectif à terme est de créer un outil numérique, apte à réguler les niveaux d’eau, via les martellières. Un dispositif déjà expérimenté avec succès à la réserve naturelle du Bagnas. L’enjeu est de taille car, à l’instar de toutes les zones humides, le marais est un précieux réservoir de biodiversité.

« Dans les années 1950, le site de la Grande Palude était alimenté par la source de la Roubine, des résurgences et la pluie, rappelle Mame Cheikh. Aujourd’hui, en raison du changement climatique et des activités humaines, l’eau arrive mal. De nombreux ouvrages (buses, dalots de franchissement, martellières, barrages à sel...) sont ensablés, bouchés ou restreints dans leur débit (diamètres d’écoulement passés de 800 mm à 300 mm).» Saluant le savoir-faire des anciens « qui ont construit à main d’homme des ouvrages bien dimensionnés », l’étudiant sourit : « grâce aux nouvelles technologies, nous allons essayer de restaurer la fluidité d’antan. » Un chantier qui exigera de la diplomatie car certains riverains ont, par commodité, bouché des canalisations. « Nous recensons aussi les points hauts et la végétation susceptibles de ralentir l’écoulement ».  Un état des lieux réalisé avec le concours du service Espaces naturels de Sète Agglopôle Méditerranée.