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Pêche

La pêche est l’activité la plus ancienne sur la lagune de Thau.

A l’échelle de la Méditerranée française, Sète est le 1er  port de pêche.

La pêche en lagune est très importante sur le territoire de Thau. L’association de ces différentes activités de pêche fait du territoire de Thau l’un des premiers territoires de pêche de la méditerranée.

Une place que les acteurs publics entendent bien préserver.


 

Présentation

La pêche et les cultures marines font partie des activités économiques de premier ordre à l’échelle du territoire de Thau.

Sète est le 1er port de pêche français en Méditerranée tant en tonnage qu’en valeur et en nombre de navires.

A l’échelle nationale, c’est le 10ème port en tonnage et le 12ème en valeur.

La pêche, avec ses activités amont (réparation navale, avitaillement…) et aval (commercialisation, transformation, transport…) représente un poids socio-économique réel et permanent sur l’ensemble de l’année. La valeur des débarquements, tous navires confondus approche les 50 millions d’euros­, pour plus de 800 emplois directs.

80% des marins actifs du Languedoc-Roussillon relèvent du quartier maritime de Sète. 

 

1er Port

Sète est le 1er port de pêche français en Méditerranée 

 

 

Les petits métiers

La pêche sur la lagune de Thau est pratiquée par les petits métiers. Ces pêcheurs sont le plus souvent polyvalents, exerçant leur activité aussi bien sur les étangs qu’en mer.

Ils se caractérisent par la grande diversité des engins utilisés et par leur souplesse d’adaptation face aux variations du milieu et des stocks exploitables. Leur savoir-faire spécifique permet de pêcher toute l’année, selon les saisons, des poissons (loup, daurade, muge, anguille..) et des coquillages (palourde, murex, moule…).

Cette activité est souvent liée à l’activité conchylicole et la pluriactivité est fréquente.

Comme la conchyliculture, la petite pêche en étang est fortement dépendante de la qualité des milieux lagunaires.

Les patrons pêcheurs sont rattachés aux prud’homies, groupements issus du Moyen Age et régis par décret impérial de 1859. Jouissant d’une autorité morale essentielle dans la profession et la gestion des ressources halieutiques, elles sont des interlocuteurs privilégiés des autorités administratives.

Concernant les coquillages, de multiples techniques de pêche sont utilisées selon les sites et les espèces. Dans la zone des 3 miles, les escargots, violets et moules sont pêchés à la plongée ou à la pêche à la drague remorquée. La pêche à pied, la plongée en apnée ou l’arseillère sont les techniques les plus utilisées pour la pêche des palourdes en étang.

 

Les Chalutiers

Les chalutiers exercent leur activité sur l’ensemble du Golfe du Lion au-delà de la bande côtière des 3 milles nautiques, interdite aux arts traînants. Tous les chalutiers méditerranéens sont polyvalents, mais ils peuvent se spécialiser soit dans le poisson blanc ou démersal (merlu, poulpe, loup, baudroie, daurade, sole, encornet…) soit dans le poisson bleu ou pélagique (sardines et anchois).

 

Les Tonniers

La flotte de thoniers senneurs ciblée sur le thon rouge est relativement récente, puisque apparue vers 1970. Elle a connu des évolutions techniques notables durant les 10 dernières années : construction de nouveaux navires avec augmentation des longueurs, modernisation des équipements de détection du poisson, diversification des zones de pêche.

Le principal débouché commercial demeure le marché asiatique notamment japonais.

Cette pêche est caractérisée par un encadrement très strict des périodes d’activité et des tonnages capturés.

Aujourd’hui, la réglementation impose des quotas très stricts et limite fortement la saison de pêche en Méditerranée (quelques semaines entre avril et mi-juin), et les zones prospectées sont principalement les eaux libyennes, Chypre et les Baléares.

Les navires stationnent donc à quai une grande partie de l’année.

 

Zones réservées à la pêche

L’activité de pêche professionnelle est considérée comme prioritaire, aussi bien sur la lagune que sur la bande côtière, par le volet littoral et maritime du SCOT du bassin de Thau.

Les pêcheurs sont les seuls non conchyliculteurs à pouvoir fréquenter les zones conchylicoles (tables et filières en mer) dans lesquelles ils peuvent exercer leur activité. Ils partagent également avec les conchyliculteurs la possibilité d’utiliser les infrastructures des zones conchylicoles à terre (les mas conchylicoles peuvent être attribués aux pêcheurs pour des besoins liés à leur activité professionnelle).

Certaines zones, du fait de leur vulnérabilité et de leur importance pour l’écosystème lagunaire, font l’objet de restriction d’accès (zones d’herbiers sur Thau, zones de « tocs » ou bancs de sables, crique de l’Angle, étang d’Ingril nord, étang de Vic). Les pêcheurs sont les seuls à bénéficier d’un droit à fréquentation de ces zones leur permettant un accès à la ressource de pêche. D’autres zones exclusives de pêche sont instaurées afin de maîtriser tout conflit et de protéger des zones d’implantation de filets fixes de dégradations que pourrait causer la navigation de plaisance ou tout autre forme d’activité de loisirs (zone du Creusot à Sète au débouché du canal du Rhône à Sète).

 

Promouvoir les produits de la pêche

Favoriser les circuits courts. C’est dans cet esprit qu’est né  le « Panier Poissons Coquillages ». L’objectif est de développer la vente directe des produits de la lagune afin de valoriser le terroir de Thau et de réinventer les liens entre producteurs et consommateurs. Cette initiative innovante est portée par le CPIE Bassin de Thau en association avec la fédération des CIVAM de l’Hérault. Le fonctionnement est simple : je m’inscris au groupement d’achat le plus proche de chez moi et je reçois chaque semaine la liste des produits disponibles. Je commande ce dont j’ai besoin et je récupère ma commande au point de livraison.

 

 

 

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