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Depuis 1990, trois générations de contrat se sont succédées sur la lagune de Thau.

  • 1990-1995 : 1er Contrat de Thau

Il fait suite à une crise environnementale majeure sur la lagune de Thau, qui menace l’activité conchylicole.

Pour y remédier, l’Etat engage l’élaboration du 1er Schéma de mise en valeur de la mer (SMVM) français qui définit la conchyliculture et la pêche comme les vocations prioritaires sur la lagune de Thau.

Le 1er Contrat de Thau, piloté par l’Etat, vient en appui du SMVM et amène les acteurs publics à s’engager dans une politique financière d’accompagnement en matière d’assainissement.

  • 1998-2003 : 2ème Contrat de Thau

Dans la continuité du premier Contrat. L’objectif est d’achever les actions entreprises, notamment en matière d’assainissement. Une structure de gestion associative est créée, à l’initiative de l’Etat, pour coordonner les actions mais elle ne parvient pas à s’imposer.

  • 2005-2009 : 3ème contrat

Intitulé Contrat Qualité pour la Lagune de Thau. Le territoire entre dans une gestion plus intégrée, avec des objectifs plus ambitieux.

L’Etat et l’Agence de l’eau conditionnent leur participation à la création d’une véritable structure de gestion territoriale, regroupant les deux intercommunalités récemment constituées.

C’est le Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT), créé en 2005, qui est désigné comme structure de gestion de ce 3ème contrat. Il a en charge la planification, la gestion et l’aménagement du territoire, ainsi que la gestion de l’eau à l’échelle du bassin versant.

En 2012 : le Contrat de gestion intégrée du territoire de Thau
Elaboré par le SMBT, il est l’aboutissement des 3 générations de contrats précédentes. Il s’agit d’un programme d’actions global sur 6 ans à l’échelle du territoire. Il coordonne les politiques publiques menées sur Thau : aménagement du territoire et gestion de l’eau.

 

Pourquoi un contrat sur Thau ?

Le territoire de Thau, c’est d’abord une biodiversité marine et terrestre remarquable. Ce patrimoine est vulnérable, notamment du fait de sa situation littorale. Il est soumis aux changements climatiques, au réchauffement et à la montée des eaux qui le menacent.

Le territoire subit également une pression démographique et un étalement urbain préjudiciables à l’agriculture et à la qualité de vie.

Le maintien des activités de conchyliculture et de pêche, définies comme vocations prioritaires sur la lagune de Thau, est étroitement dépendant de la qualité des milieux.

Le développement urbain étalé génère une augmentation régulière des rejets domestiques dans la lagune, pouvant détériorer la qualité des eaux.

Les acteurs publics ont pris conscience assez tôt des interrelations et des enjeux liés à la gestion de l’eau et des activités sur le territoire. Cette prise de conscience est à l’origine des contrats mis en place.

Leur objectif : Préserver la valeur économique et environnementale du territoire.

Ces contrats créent un cadre de concertation et d’action pour construire un avenir durable.

Gérer durablement les espaces et les ressources est reconnu désormais comme une nécessité pour le territoire. Ceci impose de mener une démarche pluridisciplinaire et partenariale, dans une logique de gestion intégrée, où tous les enjeux du territoire sont pris en compte.

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